• Charlotte

Greenwashing : Apprendre à le démasquer sans se faire berner !

Déjà qu’est-ce donc que le greenwashing ?


L’ADEME définit le greenwashing comme “l’utilisation de l’argument écologique ou du développement durable alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voire inexistant ou que la démarche, initiée par l’entreprise, est soit quasi inexistante, soit très partielle.”


Il s'agit donc un message pouvant induire le consommateur en erreur, concernant la qualité écologique réelle du produit, ou sur la réalité de la démarche de développement durable de l’entreprise... super !

Mais c’est pourtant une pratique de plus en plus courante, notamment en raison de l’augmentation constante de l’intérêt du consommateur pour la qualité écologique des produits qu’il achète.


Alors comment ne pas se faire avoir par ces belles tournures marketing ? Comment différencier le vrai engagement des fausses promesses ? Et surtout, comment ne pas y passer une éternité à chaque commande ou passage aux courses ?


On vous explique tout : comment éviter de tomber dans le panneau,

sans y passer des heures !

Pour commencer, voici une liste de petites choses suspectes qui doivent éveiller votre attention :

  • surfer sur l’imaginaire green : le nom et ou le logo du produit ou de la marque évoquent la nature et la douceur, les couleurs de l’écologie (vert, bleu…)

  • vanter un produit « sans » un ou plusieurs ingrédients polémiques (ex. sans parabens, sans conservateurs…)

  • vanter la présence d’ingrédients star (un shampoing aux super-aliments, par ex.) que l’on ne retrouve qu’en infime quantité, voire pas du tout, dans la liste d'ingrédients.

  • mettre en avant des labels inventés ou « autolabels » comme le pratiquent souvent les constructeurs automobiles qui sont les spécialistes des labels autoproduits (par ex. Renault avec son Eco ou le Bluemotion de Volkswagen)


Ensuite, il y a 3 vraies règles d'or à suivre pour vérifier la réalité d'un message marketing :


1. Lire les étiquettes.


C’est une étape indispensable !

Les marques ont l’obligation d’afficher la liste des ingrédients par ordre d’importance dans la composition des produits qu’elles vendent.

Et c’est bien à cette liste d’ingrédients qu’il faut porter un maximum d’attention. En effet, il faudra absolument éviter :

Les ingrédients issus du pétrole (polymères), les parabens, les sulfates (sodium lauryl et ammonium lauryl sulfate notamment), le bisphénol A (BPA), les phtalates, le triclosan, l’essentiel des additifs alimentaires E...

Concernant les textiles, là encore, lisez les étiquettes. Certaines matières sont plus écologiques que d’autres : tout ce qui est synthétique n’est pas du tout écologique. Vous pouvez également jeter un oeil au lieu de production du vêtement, cela vous donnera une bonne idée de l’éthique de la marque. Mais de manière générale, ce sera toujours mieux d’acheter vos vêtements en seconde main, pour un impact environnemental positif !


2. Se renseigner sur la marque.


C’est toujours mieux. Que vous ayez un doute sur la transparence de la marque ou pas, n’hésitez pas à visiter son site et ses réseaux sociaux, lisez les commentaires et les avis, et n’oubliez pas l’onglet « à propos » qui contient souvent des informations précieuses sur les valeurs réelles ou non de la marque.

Par exemple, certaines marques utilisent le “Made in France” pour se classer parmi les marques responsables. Mais c’est très simple de vérifier cette information et on se rend parfois compte que le produit a certes été assemblé en France, mais provient d’un tout autre pays, très très loin de la France.


3. Connaître les (vrais) labels.


C’est toujours mieux pour les identifier ;)

  • Parmi les labels génériques, les écolabels : Ce sont des marques officielles de reconnaissance des avantages environnementaux des produits qui les portent. L’écolabel peut être national comme NF-Environnement en France, ou supranational comme Ecolabel EU.

  • Ce peut être également une des expressions officielles (définies par la loi), comme « Préserve la couche d’ozone », qui indique que le produit ne contient pas de CFC (gaz qui contribuent à la destruction de la couche d’ozone) ; ou bien «  Contient des matériaux recyclés » ou encore « Consommation réduite d’énergie / économe en énergie » ou « Sans… (chlore, phosphate, mercure…) »

  • Les labels de l’alimentation : AB (agriculture biologique) France ou Européenne, Nature et Progrès, Demeter

  • Les labels cosmétiques : COSMEBIO et NATRUE Attention tout de même, car en cosmétique, le label bio est attribué aux produits dès lors qu’ils sont composés d’au moins 10% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Seulement 10% donc...

  • Les labels textiles : OEKO-TEX : Ce label certifie que les textiles sont sans risque pour la santé, durables et très fonctionnels ; et GOTS : Global Organic Textil Standard. Il permet de certifier l'origine biologique des fibres et le respect de l'environnement et de l'être humain dans les processus de fabrication.

Finalement, tous ces indices sont assez logiques, et votre analyse sera de plus en plus rapide à force d'entraînement. N’oubliez pas de lire entre les lignes des grands discours marketing !


Et pour vous simplifier la tâche, Tookki répertorie les bons plans écoresponsables autour de vous, alors téléchargez l'app' et détendez-vous ;)



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